23 juillet 2006

J’écoute five leaves left de Nick Drake

et bien évidemment, tout le monde trouve ça au mieux chiant, au pire suicidaire    alors que ce chef d’œuvre absolu brille, scintille comme une beauté évidente et douce, fatiguée par les automnes.

Confondre douceur avec neurasthénie, mélancolie avec suicide.

comment fuir le plus possible le contemplatif       avec la peur qu’il vous rappelle la vacuité de notre existence pisseuse.

Tout cela me fait repenser à de vagues connaissances qui ont vite fait de vous oublier         de la même manière qu’ils oublient de se regarder, parfois.

J’ai repris mes balades en solitaire dans Paris pendant lesquelles je fredonne des chansons un peu tristes, mais jolies aussi.

Macho man me parle de sa peur du vide et de son besoin de séduire constamment ; il oublie un peu son côté légèrement insensible pour me livrer le problème de tout un chacun ; à quoi sert la vie sinon à la partager avec quelqu’un.

Je lui parle du bénéfice du temps pour soi et de la force qu’il apporte quand il est accepté ; je me passe de lui dire que ce dernier m’a apporté une grande chose cette année    un gros secret en fait qui était caché au milieu de l’évidence ; je ne trouverais jamais quelqu’un à aimer. Le plus dur maintenant c'est qu'il va falloir l’accepter tout en regardant l’Ile de la tentation d’un air dégagé…

Posté par derrick à 15:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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